Encore et encore

Encore une nouvelle année, encore une nouvelle rentrée.
Comme un troupeau qui après être parti se ballader dans un énorme paturage revient dans le hangar, cloîtré dans un petit espace vital .

Je suis déçu .
Je la sens mal cette année.
Je croise les doigts.

Heureusement, y'a quelques personnes qui m'aident à supporter tout ça .

" Que des troupeaux vers l'abattoir "
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 18:56

Tu y crois, toi ?

Encore une fois, je n'sais pas si ma p'tite tête va rester froide.

| Désintoxication en cours |

Y'a plus qu'à prier .
Y'a plus qu'à espèrer surtout.
Et laisser le temps agir.
Pour éviter de pourrir, de gangrener et de n'plus pouvoir s'arrêter.

Déjà 3 ans et demi qu'maccroche à toi .
3 ans et demi que tu m'aide à supporter ces soirs de solitude.
3 ans et demi que j'écris toujours avec ta substance dans mes veines.
3 ans et demi d'écriture qui vont perdre leur empreinte, qui vont perdre l'odeur de leur créateur.

3 ans et demi de trop ... ?

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# Posté le dimanche 16 août 2009 17:43

Noyé dans les doutes

Noyé dans les doutes
Noyé dans les doutes, je me demande si tu as toujours été sincère avec moi.
Quand je passe quelques heures avec toi, c'est comme plonger dans un gouffre la tête en première.
La chute est longue, on se pose plein de questions, on se souvient de certains souvenirs.
On espère que cette chute durera toujours et qu'elle s'arrêtera le jour de notre mort.

Bien sûr, tout à une fin, je le dis souvent ça.

Mais avec toi, j'veux que cette chute soit infini.

Tu sais, j'ai rien à t'offrir à part mon amitié.
J'ai mes défauts, et j'en suis désolé.

Tu sais, j'pourrais te suivre au bout du monde. Bien sûr, là, avec nos parents, c'est compliqué.

On est pas assez mûr il parait.

On est un petit noyau au début.
On construit une vie tout autour de nous, on fait tourner notre sang, on fait croître notre chair.
Mais à trop croître, à trop murir dans un milieu comme le notre, on devient pourri de l'intérieur.
C'est ça pour moi vieillir.

Alors quand on me dit que j'ai encore le temps de vivre de belles histoires plus tard, je me pose cette question.

Plus tard, serai-je encore moi ?

Tu sais, quand je regarde le monde avec un certains recul, je vois trop de gens cloîtrés.
Je vois ceux qui boivent, qui profite de leur jeunesse qu'ils n'ont jamais eu, en esperant rattraper le temps jour après jour, mais la seule chose qu'il arrive à rattraper, ce sont leur désillussions du passé.

Alors, crois moi, si tu veux t'envoler loin, que ce soit dans un autre continent ou dans un autre pays, je te suiverai.
Attend juste le bon moment pour moi si tu souhaites que l'on s'exile de notre France.

On trouvera bien un paradis.
Même si il est artificiel, on plongera dans ses méandres aux parfums opiacés.

Tu sais, je viens pas d'ici moi.
C'est pas ma terre natal ici.

Moi je suis né avec les corons dans la mémoire de mes anciens.
Je suis attaché à la terre comme je suis attaché à toi.
Mais entre cette terre et toi, tu sais quel est mon choix.

J'ai perdu déjà beaucoup.

J'ai vécu 16 ans là bas. J'ai des racines ancrées.

J'ai plus grand chose.
Je t'ai, toi .

Et c'est tout ce que j'esperais.

Bien sûr, il n'y a pas que toi, il y a toutes ces personnes qui m'apprécie, qui me soutienne aujourd'hui encore.

Tu sais, tu m'fais vivre, tu m'fais espèrer.
Je croyais pas qu'un gars comme toi ça pouvait exister.
J'ai découvert, il y a 2 ans, que si.

J'ai juste peur que tu me prenne pour un con.
J'ai juste peur que tu m'abandonne .
J'ai juste peur de t'assomer avec mes mots.
J'ai juste peur pour notre amitié.

Y'a une partie de toi que j'arrive pas à comprendre.

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# Posté le jeudi 13 août 2009 19:41

Modifié le jeudi 13 août 2009 19:57

Il fait froid ce soir .

J'ai froid.
J'ai besoin de toi, mais toi, tu n'es pas là.

Je suis seul à errer.
le feu de la cheminée me réchauffe.
Mais t'es toujours pas là.
Et j'ai toujours froid .

J'ferme les yeux

En m'disant que j'plonge doucement dans l'coma.
Pour oublier qui je suis.
Pour oublier qui j'étais.
Pour oublier ce que je deviens.


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# Posté le lundi 03 août 2009 18:48

Le nouveau né .

Ouvre les yeux, regarde dans quelle merde tu es. Sûr, ce n'est qu'un apperçu, tu en verras encore de la merde passer sous tes yeux.
Avant, tu n'étais qu'une personne qui voyait le mal partout. Tu puisais ton mal-être dans ton passé, en te disant qu'il était impossible de construire sans voir sur ta nouvelle vie les traces du passé.
Tu as réussi à reconstruire ta vie. Petit à petit, en oubliant qui ils étaient, leur absence.
Mais un jour, tout bascule, comme toujours, et tu retournes en arrière.
Tu remets en question l'amitié. Tu te rapelles quand vous étiez dans les bras l'un de l'autre. Tu vois un monde se construire, tu en vois d'autres qui gangrènent d'amour et qui un jour explosent de haine.
T'es fragile, tu le sais. Tu te réfugies dans l'écriture. Tu écris pour oublier. Tu écris pour qu'ils te comprennent, mais tu es sûr qu'aucun ne peut réellement te comprendre. T'es difficile, t'es compliqué, t'es con par moment, intelligent rarement, mais putain, t'es pas comme eux. T'es pas de ceux qui vivent leur vie au fil du temps. Bien sûr, le temps pourrit ta vie, mais il l'embellit aussi . Et ça, tu comprend pas. T'es con souvent.
Qu'est ce que tu ressens quand tu te regardes dans un miroir ? De la beauté ? De la haine ?
De l'incomprehension ?
Te te demandes pourquoi tu es comme ça, tu te demandes pourquoi ton cerveau est trop compliqué à comprendre. Tu essayes de comprendre ce qu'il te faut.
Il te faut de la solitude et Lui, tu pourrais vivre de ça. Qu'importe si tu manges ou si tu bois, tu pourrais mourrir à ses côtés, je crois que ça serais le meilleur cadeau que tu aimerais.
Pour toi, la mort, c'est pas vraiment réel. Sûr, des gens meurent et disparaissent pour toujours, mais tant que ce " devoir de mémoire " et non pas ce " travail de mémoire " reste, les gens ne meurent pas vraiment . Seulement toi, la mort, c'est le temps, qui emporte avec lui les souvenirs. Les relations d'amitiés que tu t'es construites sont pour toi une grande chose : presque ce qui te fais vivre .
Tu pourrais vivre avec ta famille, mais tu ne serais pas épanouis, tu le sais. La seule chose qui te permet de t'évader ce sont eux, avec leur sourire, leurs problèmes, leurs joies...
Sûr, tu penses que l'ancien temps n'est plus. Tu aimerais couper les ponts, mais tu peux pas . T'es comme rongé par l'incertitude. Ils étaient pour toi ta vie. Ils ne sont plus ta vie, ils sont ton passé. Et tu t'en veux, mais qu'est ce que tu aurais pu faire pour que celà change ? Aller contre ta vie?
Tu sais que tu n'avais pas le choix, venir ici t'as sauvé d'un certain côté, de l'autre, il t'a détruit. Tu fumes de plus en plus, tu ne sais pas pourquoi. Tu en as marre, tu sais pourquoi . Boulot, Dodo encore et toujours.
Tu écoutes toujours le même artiste, tu ne t'en lasses jamais.
Bien sûr, tu t'accroches. Tu essayes de passer des larmes aux éclats de rires. Mais t'en peux plus. T'es divisé en deux .
Maintenant, les gens pensent que tu es quelqu'un qui ne sourit jamais.
T'étais delivré il n'y a pas encore si longtemps que ça de ton manque de joie. Sûr, tu le sentais, tu ne savais pas pourquoi . Deux semaines, tout s'écroule. Tu t'es remangé les cailasses que tu avais construites sur ta gueule.

T'as ouvert les yeux, et tu le vis mal, encore. Tu as bu pour croire que ce n'était pas réel. Mais à chaque jour sa réalité, tu as compris. Tu aurais dû faire quelque chose . Tu te rapelles du passé, je le sens, tu te demandes pourquoi tu n'as pas essayé avant. Tu te dis que tu as une " conscience ", celle qui t'évites de blesser les gens, celle qui t'évites de poser les questions. Après, tu as ta curiosité, celle qui te bouffes le plus souvent. Tu as ton silence, celui qui s'entend trop souvent . Tu préfères conserver tout tes mots pour éviter qu'ils sortent et qu'ils sautent à la gueule des autres. Tu n'aime pas trop la violence, tu le sais. T'es différent, peut-être parce que tu arrives à aimer les deux sexes. En parlant d'amour, je vois que tu te demandes pourquoi tu t'es attaché à ça ?
Tu sais pourquoi " l'amour c'est la mort, et t'aimer c'est mourir " , tu as tout compris. Tu veux t'accrocher à l'amitié et tu apprend que l'année prochaine rien ne sera comme avant. Deux ans seront détruits. Deux ans ...
Sûr, tu le verras encore, mais tu aimerais le suivre, jusqu'à la mort si il le fallait. T'as envie de tout lui dire, mais tu sais que ça ne changera rien . tu vas encore tout garder pour toi. A la fin de ta vie, tu te dis que tu publieras un livre avec tout ce que tu aurais aimé dire. Sûr, tu sais que tu ne viveras moins longtemps que les autres, mais tu t'accroches à cette idée. Un jour, tu as dis : plutôt mourrir que de voir ses amis mourrir.
Tu as compris.
Tu rêves de t'enfuir. Tu rêves de partir loin, de tout laisser. Tu sais que tu pourrais. Mais tu es trop sensible, tu ne veux pas faire de mal aux autres. t'es trop sensible, t'es trop sensible.

Tu aimerais beaucoup avoir ce que tu n'as pas. Tout le monde veut ça, tu le sais, mais tu sais a compris que c'est l'unique chose qui manque à ta vie. Tout ces chagrins d'amour, ces espoirs morts, ces fausses amitiés, tu t'en fous . Tu as mal trop souvent de tout ça, mais tu t'en fous. T'es toi, et toi, tu te tais trop souvent, ouvres là pour toi, surtout pour toi, n'oublie pas que tu es le seul à te comprendre. Personne ne peut te comprendre, même toi, des fois, tu crois te comprendre, mais il n'en est rien. Tu es trop flou. Tu es fou. Tu es condamné à vivre .

Tu as ouvert les yeux, ne le regrette pas. Tu es dans la même merde que tout le monde. Et pour ça, sois heureux.

# Posté le samedi 30 mai 2009 09:36